Annoncé au CES 2025 et finalement lancé, sur le tard, en fin d’année dernière, le Lenovo ThinkBook Plus Gen 6 Rollable est un PC portable doté d’une dalle OLED déroulante permettant de basculer d’un gabarit 14 pouces relativement classique à un écran de 16,7 pouces au format vertical. Un concept novateur, certes, mais que vaut-il vraiment à l’usage ? Réponse dans notre test.

Le ThinkBook Plus Gen 6 Rollable, ici dans son format 16,7 pouces. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Le ThinkBook Plus Gen 6 Rollable, ici dans son format 16,7 pouces. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Chez Lenovo les concepts novateurs, parfois exubérants mais jamais loufoques, sont à vrai dire assez courants. Chaque année, le constructeur chinois met un point d’honneur à dévoiler une poignée de modèles à l’atypisme revendiqué. La plupart d’entre eux sont des preuves de concept et n’ont pas vocation à être commercialisés in fine, mais certains finissent néanmoins par être lancés sur le marché. C’est le cas du ThinkBook Plus Gen 6 Rollable qui nous intéresse aujourd’hui.

6  / 10
Les plus
  • Le concept atypique qui fait tourner les têtes…
  • Ni trop encombrant, ni trop lourd
  • La polyvalence du SoC Lunar Lake toujours plaisante en 2026
  • Bon clavier, webcam convenable
Les moins
  • … mais utile seulement à une petite niche d’utilisateurs
  • Angle d’inclinaison trop faible de l’écran, stabilité perfectible en mode étiré
  • Volet connectiques rudimentaire
  • Autonomie limitée (6 à 9 heures suivant les cas)

Nous allons voir si l’écran OLED à déroulement vertical, et plus marginalement son processeur Intel Lunar Lake, font de ce modèle un allié utile au quotidien, mais avant toute chose, voici la fiche technique de l’appareil que Lenovo France nous a fait parvenir en prêt :

Fiche technique Lenovo ThinkBook Plus Gen 6 Rollable

Résumé
ProcesseurIntel Core Ultra 7 258V
Taille de la mémoire16Go
Carte graphiqueIntel Arc 140V
Taille de l'écran16.7 pouces
Taux de rafraîchissement120Hz
OS
Système d'exploitationWindows 11
Processeur
ProcesseurIntel Core Ultra 7 258V
Type de processeur8 coeurs / 8 threads
Fréquence du processeur4.8GHz
Finesse de gravure3nm
Mémoire vive
Taille de la mémoire16Go
Type de mémoireDDR5
Fréquence(s) Mémoire8,533MHz
Graphismes
Carte graphiqueIntel Arc 140V
Écran
Taille de l'écran16.7 pouces
Taux de rafraîchissement120Hz
Type d'écranOLED
Dalle mate / antirefletNon
NVIDIA G-SYNCNon
Écran tactileNon
Stockage
Configuration disque(s)SSD
Disque principalJusqu'à 1To
Lecteur optiqueAucun
Connectique
Connectiques disponiblesThunderbolt 4/USB-C, Jack 3,5mm Femelle Stéréo
Réseau sans-fil
Wi-FiOui
Version Wi-Fi7
BluetoothOui
Version Bluetooth5.4
Équipement
WebcamOui
Haut-parleursIntégrés
ClavierAzerty
Clavier rétroéclairéOui - Couleur unique
Pavé numériqueNon
Caractéristiques physiques
Longueur303.5mm
Largeur230.6mm
Épaisseur19.1mm
Poids1.69kg

Le Lenovo ThinkBook Plus Gen 6 Rollable est disponible en France au tarif de 4699,99 euros.

Design : un prototype amélioré, mais fonctionnel ?

On s’y attendait, c’est le cas : le ThinkBook Plus Gen 6 Rollable prend des airs de prototype amélioré. C’est souvent le « problème » avec ce genre d’appareils, insolites, dévoilés sous forme de concepts sur des salons, puis commercialisés (parfois à la surprise générale) après une rapide phase de peaufinage. Chez la concurrence, l’ASUS Zenbook 17 Fold OLED nous avait fait la même impression en 2022. Celle d’un produit étrange, lancé sans être complètement finalisé.

L'appareil, cette fois dans son format 14 pouces. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Avec son ultraportable à écran déroulant, Lenovo fait quand même un peu mieux. Le premier contact avec l’appareil est d’ailleurs surprenant puisqu’on se trouve face à un PC ultraportable de 14 pouces un chouia plus lourd et épais que les modèles disons « plus classiques », c’est vrai, mais pas singulièrement différent de prime abord. Lorsqu’il est entièrement refermé, avec son écran « enroulé », l’appareil mesure en effet 30,35 x 23,06 x 1,91 cm à son point le plus épais, le tout pour 1,69 kg. Pour vous donner une idée, c’est à peu près l’encombrement d’un modèle de 14 pouces orienté gaming. Nous ne sommes donc pas du tout sur un gabarit totalement incongru ou inconnu. C’est tant mieux.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Les finitions sont par ailleurs assez correctes dans l’ensemble. La base du châssis est en alliage d’aluminium, au même titre que le capot. Le pourtour de l’écran (très épais) est par contre en plastique, au même titre que les éléments de la double charnière, assez complexe, puisque c’est ici que se loge le système de crémaillère et de roulement qui permet d’étirer et de rétracter l’écran OLED déroulant. Nous y reviendrons.

Nous passerons vite sur les connectiques : elles sont au nombre de trois. Minimaliste, l’appareil s’en tient effectivement à deux deux ports USB-C Thunderbolt 4 et une prise Jack 3,5 mm. L’épaisseur de l’engin aurait sûrement permis d’avoir mieux, mais nul doute que le Lenovo a dû procéder à un arbitrage interne permettant de libérer la place pour permettre au concept enroulant/déroulant d’exister.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic
L'ouverture maximale du capot est faible et l'appareil manque parfois d'équilibre. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Comme souvent chez Lenovo, la webcam est d’assez bonne qualité. Avec ses 5 Mpx et ses capteurs intégrés, elle permet d’offrir une netteté convenable en vidéoconférence (définition 1440p), et de s’identifier facilement grâce à la reconnaissance faciale. Le clavier ne mérite pas non plus qu’on s’attarde beaucoup, puisqu’il reprend à l’identique l’expérience de saisie proposée par les autres PC ultraportables de Lenovo.

Ce dernier est tout simplement excellent, avec des touches larges et feutrées, bien espacées les unes des autres. Le constructeur chinois sait ce qu’il fait en la matière, cela se vérifie une fois de plus… Avec un bonus en prime, car le trackpad est ici haptique, à l’instar des trackpads des MacBook Air / Pro chez Apple. Malheureusement, l’essai n’est pas tout à fait transformé : les clics sont bruyants, la surface de glisse étriquée et la précision n’est pas au rendez-vous (beaucoup de double clics involontaires par exemple).

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Le clavier est excellent, mais le trackpad haptique manque de précision. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Positionnés sous le châssis mais orientés vers l’utilisateur, les haut-parleurs délivrent quant à eux un volume limité et s’en tiennent à une scène audio très neutre, principalement axée sur les médiums. Comprenez qu’ils sont sans panache, mais suffisants en dépannage.

Le plus intéressant sur ce modèle est évidemment la possibilité de passer d’un format 14 pouces en position « enroulée » à un format 16,7 pouces en position « déroulée » (mentionnons qu’il n’est pas possible de doser à sa guise le format voulu). Cela donne d’ailleurs lieu à un gabarit 14 pouces un peu insolite, puisque l’écran a une forme générale relativement carrée à laquelle il faut s’habituer. Une fois entièrement déroulé, la dalle OLED (non tactile, ce qui est malheureusement assez frustrant vu le concept) adopte alors une silhouette très verticale avec un ratio d’affichage correspondant peu ou prou à celui de deux écrans 16/9 de 14 pouces placés l’un sur l’autre.

À l’usage, passer d’un format à l’autre se fait très naturellement en quelques secondes grâce à une touche permettant d’activer le dispositif de déroulement. La magie s’opère dans un long soupir mécanique qui expose une inquiétante (car très fine et peu rigide) partie plastique du châssis chargée de couvrir et protéger l’arrière de la dalle OLED flexible, et de « guider » sa croissance vers le haut… Sans pour autant tendre la dalle suffisamment pour éviter les pliures (très visibles sur le quart inférieur de l’écran).

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Peu esthétique, maladroitement ajustée au reste du design et fragile, cette surface fait figure de mal nécessaire pour obtenir un écran de 16,7 pouces en attendant que Lenovo trouve une solution plus esthétique, et surtout plus robuste, sur de futures itérations de l’appareil. On s’en accommode donc, mais en manipulant l’appareil avec toute la précaution du monde.

L’écran ne peut d’ailleurs pas s’incliner plus qu’à 95° vers l’arrière (environ), tandis que le poids de la partie inférieure du châssis permet tout juste d’assurer une bonne stabilité face à la grande verticalité du résultat final. Il est donc impératif d’être prudent dans ses manipulations. Dans ce contexte, et si nous sommes bel et bien séduits par la prouesse mécanique du concept, nous restons globalement inquiets quant à la solidité de l’appareil, de sa charnière et de son dispositif d’enroulement sur le moyen / long terme… Surtout si vous êtes d’une nature maladroite.

Entièrement déroulé, l'écran correspond à deux dalles 16:9 placées l'une sur l'autre. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Néanmoins, le confort d’utilisation en mode étiré est indiscutable. L’utilisation se fait alors à hauteur de vue — et non avec la nuque légèrement inclinée vers l’avant comme c’est le cas avec les autres PC portables. La surface d’affichage permet en outre une consultation confortable des pages web et un multi-tâche facilité… Même si au jeu des fenêtres splitées, les fonctions natives de Windows 11 nous ont rendu bien plus service que la surcouche intégrée par Lenovo. Un peu foutraque, jamais tout à fait où on l’attend, cette dernière mériterait d’être repensée. Elle a par contre le mérite de pouvoir être invoquée ou révoquée à l’aide d’un raccourci clavier. Pratique.

Reste à savoir à quelle niche d’utilisateurs s’adresse un tel engin. La réponse à cette question est assez difficile à trouver. Nous serions tentés de penser aux professionnels, aux développeurs, aux codeurs ou aux personnes ayant besoin d’un surplus d’affichage pour de la consultation de documents. Cependant, au jeu de la verticalité, le ZenBook Duo 2026 nous paraît bien plus pragmatique, efficace et polyvalent… Tout en étant à peu près deux fois moins cher. Tenez-vous-le pour dit.

Le châssis est relativement fin et compact pour un produit aussi atypique. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Écran : une dalle OLED résolument atypique

Nous l’avons évoqué plus haut, le ThinkBook Plus Gen 6 Rollable est équipé d’une dalle OLED souple au toucher plastique et aux reflets très prononcés. Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, cette dalle 120 Hz (réglée à 60 Hz par défaut) n’est pas tactile. Elle offre par contre une définition allant de 2000 x 1600 pixels en mode 14 pouces (« enroulée ») à 2000 x 2350 pixels en mode 16,7 pouces (« déroulée »). À l’aide de notre sonde et du logiciel de mesure DisplayCal, voyons ce que vaut cet écran pas tout à fait comme les autres.

En 14 pouces, l'écran affiche souvent de grosses bordures noires. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Commençons par la luminosité. En pic de luminance SDR, nous relevons 409 cd/m² au maximum, ce qui correspond à ce que la technologie OLED pouvait effectivement faire de mieux sur laptop au moment où le ThinkBook Plus Gen 6 Rollable a été lancé. Cette valeur est globalement suffisante pour le quotidien et permet de compenser en partie la très forte réflectance de cette dalle souple.

Dans une pièce très lumineuse, l’écran reste lisible… Même si Lenovo triche un peu en modifiant fortement le contraste de manière à pallier, ponctuellement, au manque de luminosité de la dalle — surtout en extérieur. Dans l’ensemble, le bilan reste néanmoins satisfaisant.

Une fois déplié, l'écran offre une grande surface verticale, très agréable pour la consultation de contenus. © Clubic
La dalle OLED souple affiche de grosses gerçures une fois déroulée. © Clubic

On ne va pas vous refaire le topo habituel sur l’OLED, mais disons que le contraste est pour sa part optimal. Comme d’habitude avec cette technologie, les noirs sont très profonds et l’image affichée particulièrement plaisante à l’œil. Rien à redire. En revanche, on mesure une dérive colorimétrique assez importante sur cet écran, qui aurait mérité une calibration plus minutieuse.

Nous relevons en effet une valeur de 3,4 pour le DeltaE (qui doit idéalement être égal ou inférieur à 3) et, surtout, une température des couleurs qui plonge à 6012, signe de couleurs beaucoup trop chaudes pour offrir un rendu naturel aux contenus affichés.

La couverture des principaux espaces colorimétriques est par contre au poil, avec une prise en charge à hauteur de 187 % de l’espace sRGB, tandis que 125 % du gamut DCI-P3 est couvert. On apprécie enfin la grande homogénéité de cette dalle. Que ce soit en mode 14 pouces ou en mode 16,7 pouces, l’expérience d’affichage ne souffre d’aucune disparité.

Performances : une fiche technique de 2024… en 2026

Comme souvent avec ce type de produits « insolites », la fiche technique n’est pas de toute première fraîcheur. On doit en effet se contenter d’un processeur Intel Lunar Lake lancé en 2024… en lieu et place des puces Intel Panther Lake qui pullulent sur les PC de 2026.

Clairement, le but de Lenovo n’a jamais été de nous proposer des performances dernier cri, mais plutôt de finaliser le design complexe de cet appareil d’un genre « nouveau », et de le rendre le plus fonctionnel possible. C’est le cas — le contraire aurait été un comble à 4700 euros. Malheureusement, le ThinkBook Plus Gen 6 Rollable est tout simplement arrivé sur le marché trop tôt pour embarquer les dernières puces d’Intel, lancées en janvier dernier.

C'est une ancienne puce Lunar Lake qui pilote de ThinkBook... mais elle fait encore aujourd'hui son petit effet. © Clubic

Ce qui nous amène d’ailleurs à nous questionner : pourquoi diable Lenovo n’a-t-il pas pris quelques mois de plus pour peaufiner un peu mieux le design de ce produit, et y intégrer des processeurs de dernière génération par la même occasion ? Mystère et boule de gomme, mais voici en tout cas la fiche technique à laquelle nous avons eu affaire pour ce test.

  • Processeur Intel Core Ultra 7 258V (8 cœurs et 8 threads cadencés à un maximum de 4,8 GHz, 12 Mo de cache et 17 W de TDP par défaut) avec partie graphique intégrée Intel Arc 140V (8 cœurs GPU Xe2 à 1,95 GHz)
  • 32 Go de mémoire vive (LPDDR5X à 8533 MT/s)
  • 1 To de stockage PCIe Gen 4

Sur le plan thermique, tout d’abord, difficile de prendre Lenovo en défaut. Au toucher, l’appareil reste tiède, tout au plus, y compris en charge intensive. La chauffe n’est donc pas un problème sur le ThinkBook Plus Gen 6 Rollable. Tant mieux, d’autant que l’appareil est aussi globalement silencieux : pas plus de 43 dB en vitesse de pointe avec le mode performances activé. Au quotidien, pour la majorité des usages, les ventilateurs sont par ailleurs coupés et donc totalement silencieux.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Jouer à Cyberpunk 2077 dans ce format est plus amusant que nous l'aurions cru (évidemment, il est aussi possible de rester en 14 pouces). © Clubic

Côté performances, aucune surprise à l’horizon. Le ThinkBook Plus nous RAMène simplement en arrière, même si son Core Ultra 7 258V s’avère bien exploité. Sous Cinebench R24, nous relevons 122 points en calcul single-Core et 585 points en multi-Core. Pour vous donner quelques points de repère, l’ancienne puce Apple M2 (2022) est nettement battue, tandis que l’Apple M3 (2023) est distancée uniquement en calcul multi-core. On reste en revanche derrière les solutions AMD Ryzen AI 9 HX 370 (2024) ou Qualcomm Snapdragon X Elite X1E-80-100 (2024 là aussi) en calculs multi-core.

Globalement, on reste sur un SoC un peu daté, certes, mais encore très compétent pour n’importe quelle activité du quotidien. D’autant que la partie graphique Intel Arc 140V assure encore un joli spectacle deux ans après sa sortie. Évidemment distancée par le nouvel iGPU B390 d’un Core Ultra X7 358H « Panther Lake », par la partie graphique intégrée aux dernières puces Snapdragon X2 Elite Extreme ou encore par la nouvelle puce Apple M5, par exemple, l’Arc 140V parvient à animer Shadow of the Tomb Raider en 2000 x 1600 pixels (définition native de l’écran qui nous intéresse aujourd’hui lorsqu’il est réglé en 14 pouces) avec un niveau de détails « Ultra » à un peu plus de 30 FPS en moyenne.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Les résultats sur Cinebench R26. © Clubic
Les résultats CPU sur Geekbench 6. © Clubic
Les résultats NPU sur Geekbench AI. © Clubic
Les résultats GPU sur Geekbench 6. © Clubic

Même chose pour Cyberpunk 2077, qui reste jouable dans cette même définition, mais cette fois en niveau « Élevé », et de préférence avec la génération d’image XeSS activée pour une meilleure fluidité (en l’activant, on passe d’une petite trentaine de FPS à environ 45-50 images par seconde sur notre machine de test). En clair, l’ancienne puce d’Intel en a encore sous le pied côté GPU. Ces performances sont utiles en gaming occasionnel, y compris sur des titres exigeants, mais aussi en utilisation créative ponctuelle (retouche photo, montage vidéo…) sur les logiciels tirant parti de l’accélération GPU.

Le Core Ultra 7 258V intègre également un NPU délivrant 47 TOPS de puissance de calcul local consacrée à l’IA. Combiné aux performances du CPU et du GPU en la matière, on atteint le cap des 115 TOPS au maximum, ce qui permet une marge de manœuvre modeste, mais néanmoins intéressante pour la gestion locale de certains LLM.

Les résultats sur 3D Mark Steel Nomad Light. © Clubic
Les résultats sur Shadow of the Tomb Raider. © Clubic
Les résultats sur Cyberpunk 2077, sans génération d'images. © Clubic
Les résultats sur Cyberpunk 2077, avec génération d'images. © Clubic

Les performances du SSD, enfin, sont honnêtes. Sans battre aucun record, la barrette M.2 PCIe Gen 4 de 1 To installée à bord de notre machine de test délivre 6172 Mo/s en lecture et 4785 en écriture. Des débits convenables, suffisants pour la majorité des usages.

Les résultats du SSD sous CrystalDiskMark. © Clubic

Autonomie : la sanction ?

On pouvait s’y attendre, l’autonomie n’est pas nécessairement le point fort de notre étonnant ThinkBook Plus Gen 6 Rollable. L’appareil embarque en effet une batterie de 66 Wh pas si copieuse que cela au regard de la gourmandise énergétique de son grand écran OLED.

Lors de nos 10 jours de tests, nous avons réussi à tenir entre 7 et 9 heures sur batterie dans la plupart des cas lorsque l’écran était limité au format 14 pouces. En mode 16,7 pouces, la consommation d’énergie grimpait un peu, mais pas autant que nous l’aurions pensé, pour amputer cette estimation d’environ 1 heure en général.

L'autonomie n'est pas franchement une réussite, mais Lenovo limite la casse. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Nous utilisions alors le PC avec le mode d’alimentation adaptatif et l’écran limité à 60 Hz, dans le contexte d’un usage essentiellement bureautique et multimédia, avec un logiciel de traitement de texte ouvert, quelques outils de productivité lancés (Slack, Notion…) et surtout le navigateur Brave ouvert avec jusqu’à une vingtaine d’onglets actifs. Il nous arrivait également de lire des vidéos YouTube en cours de journée via ce même navigateur.

En gaming, avec l’écran en 14 pouces, nous nous limitions en revanche à 2-3 heures sur batterie dans la plupart des cas, avec le mode Performances activé depuis les réglages.

Notons enfin que le ThinkBook Plus est fourni avec un petit chargeur GaN de 65 W USB-C, capable de recharger intégralement la batterie en un peu moins de deux heures.

Lenovo ThinkBook Plus Gen 6 Rollable : l’avis de Clubic

Conclusion
Note générale
6 / 10

Archétype du gadget qui ne manquera pas d’attirer l’attention sur vous, le Lenovo ThinkBook Plus Gen 6 Rollable est indiscutablement une belle preuve de concept. Une preuve de concept qui peine malheureusement à sortir de son statut de prototype amélioré, tant ses finitions sont encore rustiques et son intérêt concret difficile à cerner.

Peu, voire pas utile du tout, pour la vaste majorité des utilisateurs, le double format de l’engin ne s’adresse qu’aux professionnels cherchant à tout prix (au sens propre comme au figuré) une grande surface d’affichage verticale pour coder ou consulter de grands volumes de documents verticaux (procès-verbaux, actes, transcriptions, par exemple).

Une niche d’usagers qu’un concurrent comme le ZenBook Duo réussira sans doute à siphonner plus facilement grâce à sa conception nettement plus aboutie, son concept plus polyvalent, ses performances de nouvelle génération… et son prix nettement inférieur.

Dans ce contexte, que reste-t-il au ThinkBook Plus Gen 6 Rollable ? Sous sa forme actuelle, pas grand-chose. Nous verrons si Lenovo choisit de mieux creuser le sujet à l’avenir pour nous convaincre, cette fois pour de bon, de l’utilité d’un grand écran OLED se déroulant à la verticale.

Les plus
  • Le concept atypique qui fait tourner les têtes…
  • Ni trop encombrant, ni trop lourd
  • La polyvalence du SoC Lunar Lake toujours plaisante en 2026
  • Bon clavier, webcam convenable
Les moins
  • … mais utile seulement à une petite niche d’utilisateurs
  • Angle d’inclinaison trop faible de l’écran, stabilité perfectible en mode étiré
  • Volet connectiques rudimentaire
  • Autonomie limitée (6 à 9 heures suivant les cas)
Sous-notes
Design
6
Écran
7
Performances
7
Autonomie
7
  • Les performances graphiques et l’efficacité énergétique de Panther Lake
  • Le PC à double écran d’ASUS encore plus utile et confortable
  • Design bien plus abouti, dalles OLED améliorées
8 / 10